POURQUOI DÔME C ?

Certaines personnes me demandent d’où vient le titre de mon dernier roman :

Dôme C ?

Alors, oui ! Pourquoi ?

Explications :

Dôme C est issu de « Dôme Charlie ». Il désigne l’un des Dômes de glace de l’inlandsis de l’Antarctique. Il fut ainsi baptisé dans les années 70 par les forces de secours de la marine des États-Unis.
Il s’agit d’un site qui culmine à 3233 mètres d’altitude, au cœur du continent de glace et qui accueille la station scientifique franco-italienne Concordia, opérationnelle depuis 1997. Le Dôme C bat des records de froid l’hiver austral (- 81,9 °C enregistrés le 5 septembre 2005). C’est un désert blanc où aucune forme de vie n’est parvenue à s’installer hormis les femmes et les hommes des missions de l’Institut Paul Émile Victor (IPEV), les hivernants…

L’action de mon roman emmène le lecteur depuis la Tasmanie jusqu’au Dôme C en passant par les îles Pétrels, en terre Adélie. Alors que toute une équipe d’hivernants prend ses quartiers dans la station qui voit partir les estivants, les conditions hivernales et la nuit australe s’installent lentement. Les 14 femmes et hommes de la 22e mission, DC-22, se retrouvent alors coupés du monde pour une période de six mois, dont trois de nuit totale.

Extrait Dôme C – Chapitre 36 – Page 314 :

« L’étendue blanche s’étendait à perte de vue. Sa beauté résidait en sa monochromie. La simplicité, voire l’uniformité dans ce cas, exprimait une forme de grâce originelle. L’absence d’aspérités, de reliefs ou de formes incarnait la pureté.

Sous les rayons rasants du soleil, l’éclat ténu de la glace s’ajoutait à ce rendu céleste. Le calme aussi frôlait la perfection. Loin de tout, le contraste était saisissant. Le tourbillon de la vie, sa cacophonie, son expansion destructrice et tous les vices et soubresauts que contenait la civilisation n’existaient plus dans ces lieux.

L’inhospitalité des terres australes, tel un rempart, se dressait face à l’humanité et sa démesure ravageuse. Une protection innée, ancestrale et immatérielle qui enveloppait quiconque s’aventurait jusqu’ici. Aux antipodes des entrailles de la Terre et du cœur des sociétés modernes, la désolation se muait en un havre de paix à l’abri des atteintes néfastes de l’être humain.

La vie n’était pas parvenue à coloniser ce domaine. L’immensité du cœur de l’Antarctique demeurait vierge et indomptée. La vie, symbole d’espoir et d’avenir, de diversification et d’évolution, s’était vue privée du droit de proliférer sous ces latitudes. La nature était réduite à sa plus simple expression. Des quatre éléments, seuls l’air et l’eau se côtoyaient, dans un état unique, un état solide. »

Dôme C – Fabrice Barbeau – 320 pages – Editions Nombre 7

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