L’univers de Rogue river

Les critiques :

Par Circeviking (Babelio)
 
Rogue river origine est un roman tout à fait atypique. Intrigue policière d’abord, avec la disparition de deux jeunes filles en forêt, il tourne très vite au questionnement métaphysique à travers des légendes de créatures vivant dans la forêt. 
La forêt, justement, est omniprésente dans le roman : personnage à part entière, c’est elle qui crée cette atmosphère si particulière : elle est envoûtante, on est happé par sa force et sa puissance. Elle est à la fois oppressante et bienveillante, et on sent de la part de l’auteur une vraie fascination pour la vie mystérieuse qui s’y déploie. le lecteur a toujours l’impression d’être immergé profondément au coeur des bois, et respire au rythme des arbres et des personnages. 
Mais le vrai talent de l’auteur de Rogue river origine est de mélanger une atmosphère mystérieuse, presque mystique, à une description scientifique ultra précise des technologies utilisées pour retrouver les deux jeunes filles et se lancer à la poursuite des créatures étranges qui peuplent la forêt. Ces descriptions scientifiques sont d’un bout à l’autre passionnantes : loin de dénaturer l’intrigue policière, elles lui apportent au contraire une densité qui vient étoffer tout le récit. Et pour les lecteurs non scientifiques comme moi, c’est un vrai plaisir de se découvrir un intérêt pour les descriptions technologiques pointues !
Bref, Rogue river origine est un livre à lire si vous voulez passer un vrai bon moment de lecture et vous plonger dans un univers qui vous emmènera de façon certaine hors du temps, hors du monde.

 

Par Beltane (Beltane lit en secret) : 

 » Fabrice Barbeau nous emmène au coeur de la forêt de Rogue River en quelques lignes. L’ambiance s’installe dès le début du roman. Des descriptions de décor courtes mais efficaces. Des personnages bien travaillés qu’ils soient gentils ou méchants, principaux ou plus secondaires. La plume, quant à elle, est fluide et lisse. Agréable à lire. le mélange des thèmes est également une réussite. Dans un même ouvrage, parler nouvelles technologie, vie en forêt, enquête policière et civile, légendes et science, biodiversité et cryptozoologie, c’est osé. Presque génial tant l’auteur le fait avec simplicité et humilité.
Prouvé scientifiquement ?
Mais ce qui marque le plus dans ce thriller, ce sont les deux intrigues parallèles. La première, classique, concerne la disparition des deux jeunes filles : les recherches, et l’enquête pour trouver le/les meurtriers. le lecteur averti et habitué de ce genre déchiffrera assez rapidement les indices pour résoudre une partie de l’investigation. Il m’a fallu moins de cent pages. Mais ce qui fait la plus-value de « Rogue River : Origine », c’est l’intrigue scientifique. L’auteur maîtrise son sujet, et ça se sent. le lecteur apprend des choses en se divertissant. Et si, parfois les explications traînent un peu en longueur, elles permettent surtout de lier chacun des éléments entre eux. Plus important, la science interroge sur certaines légendes. Je dois avouer que cette lecture m’a poussée à me renseigner un peu plus sur la cryptozoologie et sur les implications de ce que j’ai appris dans le roman.
J’aime quand une fiction se laisse emballer par l’imaginaire, et développe une théorie à la limite du fantastique ou de la fantasy. L’auteur, par un de ses personnages, cautionne presque la légende, poussant le lecteur à s’interroger sur la véracité des postulats relatés dans l’histoire. Quand on ne sait plus trop démêler le vrai du faux, c’est que le livre mérite amplement d’être lu. Ainsi que sa suite, en cours d’écriture. « 

Les avis de lecteurs :

A lire absolument !!

« Un bon thriller dans lequel on se laisse glisser dans l’univers de l’auteur avant de se faire happer par une intrigue haletante.
De bons moments de suspenses où l’on retient son souffle et d’autres passages où l’action nous tient en haleine.
J’ai apprécié les différentes facettes du livre qui aborde la science, la technologie, la paléontologie et la nature dans une écriture agréable.
Le mélange des genres est bien dosé et donne de la densité à une histoire à laquelle on ne s’attend pas.
A recommander à tous, tant le genre est inclassable et garantira à coup sûr un bon moment de divertissement. »

Une créature légendaire au coeur d’un thriller palpitant!

« Ce roman est une véritable bouffée d’oxygène dans l’univers des thrillers! Servi par une plume soignée, il entrecroise des éléments appartenant à une célèbre légende (il faudra lire pour savoir laquelle) avec des éclairages scientifiques documentés (tout à fait digestes pour les profanes dans mon genre). Tout cela fonctionne à merveille et donne une réelle valeur ajoutée à l’intrigue. Rogue River est vraiment un thriller qui sort des sentiers battus et on en ressort avec un vrai questionnement sur l’être humain. Auteur à découvrir, je recommande vivement ! »

Rogue River de Fabrice Barbeau

« Très beau roman où l’auteur a su méler très adroitement notre « origine » avec la technologie d’aujourd’hui , tout cela dans une intrigue très bien construite. De courts châpitres qui nous donnent envie de tourner les pages pour continuer l’aventure et découvrir le côté mystérieux de cette forêt de Rogue River…J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteur et de discuter avec lui de son roman…expérience enrichissante et magnifique….un homme généreux et simple…😃 »

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La genèse du roman :

Écrire un roman constitue un projet à part entière. Si l’envie est un moteur et l’imagination un carburant, elles ne suffisent pas pour mener à bien ce challenge. Il faut de la rigueur, de l’organisation, de la réflexion, de la technique et beaucoup de travail.

La première étape consiste à avoir une idée. Pour ma part, ce fut un mot qui déclencha le processus. Ce mot s’est ensuite transformé en concept, d’abord confus et vague, il s’est rapidement transformé en une suite de représentations. Après une phase de maturation, il m’est alors apparu nécessaire de poser les premiers mots. Le résultat fut un synopsis tenant sur deux pages. Concis, structuré et chronologique, ce résumé constituait le squelette de ma fiction. Mais avant d’attaquer l’écriture du roman en lui-même, d’autres étapes me sont apparues nécessaires après m’être posé la question suivante : Comment faire aboutir trois cents pages dans lesquelles plusieurs personnages évolueront au travers d’intrigues secondaires et dans plusieurs lieux différents, sans m’y perdre moi-même ?

Un plan, il me fallait un plan ! Cela peut paraître brutal, voire paradoxal, avec l’idée que l’on se fait de l’écriture qui renvoie plus à la créativité et l’imagination, mais cela est nécessaire. Une architecture permettant de décomposer l’histoire et d’assurer le déroulement logique et chronologique des événements qui se succéderaient dans le roman. J’ai bâti ce plan. Évidemment je m’en suis quelques fois écarté, je l’ai modifié en cours d’écriture, il s’est fait cabossé, malmené, torturé. Mais il m’a guidé tout au long des semaines d’écriture. Les avantages d’un plan sont de pouvoir s’y raccrocher lorsque l’on dérive ou de s’y référer lorsque l’on doute. Mais avant de se lancer à corps perdu dans l’écriture, il faut encore passer une étape primordiale. Une fois les idées en place, le synopsis écrit et le plan du roman finalisé, il est nécessaire de se lancer dans les recherches. Le niveau de ces recherches dépend bien évidemment du type d’ouvrage. Un livre historique nécessitera énormément d’éléments alors qu’une histoire de science-fiction fera principalement appel à l’imagination. Dans mon cas, les informations se sont concentrées sur les lieux et les données scientifiques. Les lieux, car l’univers de Rogue River occupe une place aussi importante que les personnages. Et les données scientifiques pour enrichir le manuscrit et donner tout son sens à l’intrigue. Plus les données sont précises et maîtrisées, plus le réalisme et la cohérence de l’histoire se voient renforcés. J’ai donc apporté une attention minutieuse et un temps suffisant pour me constituer une base de données étoffée dans laquelle j’ai puisé chaque fois qu’il était nécessaire. Ensuite, je me suis plongé dans l’écriture. Je n’ai jamais connu le syndrome de la page blanche. Au contraire, j’ai maintes fois bridé mon imagination pour ne pas me perdre. Pendant deux mois, j’ai écrit tous les jours. Parfois une seule page, parfois un chapitre ou plus en quelques heures. Mais chaque jour, j’ai couché des mots, des phrases et des paragraphes sur le papier. Car l’écriture est aussi une discipline, au sens figuré comme au sens propre. Neuf semaines après le premier mot, je tenais le premier jet de Rogue river dans les mains. S’en sont suivi quatre longs mois de relecture, corrections, réécriture, révision typographique, remaniement syntaxique, enrichissement sémantique, renforcement du champ lexical… Des étapes plus techniques que créatives, mais essentielles pour parvenir au manuscrit final, celui qui peut partir à l’impression. Puis arrive le moment de tenir le produit fini dans ses mains, un soulagement et une fierté mêlés de tristesse : l’aventure est terminée. Mais cette amertume se dissipe rapidement lorsque vient le moment de lâcher son travail dans les mains des lecteurs, seuls jugent du travail effectué. Puis la pulsion créative reprend le dessus et d’autres idées se bousculent déjà. L’heure est venue d’entamer l’écriture d’un deuxième tome !